Harcèlement Sexuel

Le Harcèlement Sexuel, qu’est-ce que c’est ?

Il s'agit de tous les comportements intimidants ou de contrainte de nature sexuelle. Ces agressions peuvent être physiques, verbales ou non-verbales:

  • Actes de violence physique, touchers ou rapprochements non consentis
  • Commentaires ou appels sur l'aspect physique ou la vie privée de la personne, drague et compliments supposés, propos choquants et vulgaires, etc.
  • Gestes de nature sexuelle, sifflements, regards insistants

Tous ces comportements peuvent se développer à un certain degré, depuis des comportements parfois considérés comme peu gênants pour la personne harcelée jusqu'à des abus graves pouvant dériver en une possible agression sexuelle.

La tolérance est à un degré zéro, aucun de ces comportements inappropriés ne doit être accepté.

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Selon une étude réalisée par l’IFOP en 2014

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Des femmes actives
disent avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle.
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Des femmes et des hommes
déclarent connaître au moins une personne ayant été victime de harcèlement sexuel dans le cadre de son travail.
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Des femmes actives
qui disent avoir été victimes de harcèlement en parlent à une personne et moins d’un quart en font part à leur direction ou à leur employeur.
Le Harcèlement Sexuel

Cadre juridique

Article L. 1153-1 du code du travail : « Aucun salarié ne doit subir des faits […] assimilés au harcèlement sexuel, consistant en toute forme de pression grave, même non répétée, exercée dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers »

La loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, a étendu la définition pénale du harcèlement sexuel sur deux points :

  • Sont désormais visés, outre les propos ou comportements à connotation sexuelle, ceux à connotation sexiste ;
  • L’exigence de répétition des actes a été précisée afin qu’elle puisse également s’appliquer dans les cas où plusieurs personnes agissent soit de manière concertée, soit en sachant que leur propos ou leur comportement caractérise une répétition, quand bien même chaque personne, individuellement, n’a pas agi de façon répétée. Cette extension de la notion de répétition a principalement pour objet de réprimer les faits de « cyberharcèlement »

De plus, l’article L. 1142-2-1 du Code du travail indique que : « Nul ne doit subir d’agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant ».

 

L’employeur doit prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les faits de harcèlement sexuel, d’y mettre un terme et de les sanctionner. » (Article L. 1153-5 du code du travail)

Isabelle Ernault

Psychologue clinicienne
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La parole du psychologue

Aucun signalement de harcèlement sexuel ne doit être minimisé. Le harcèlement survient généralement lorsqu’il y a un manque de cadre et de repères clairs. Il est important de noter que le harcèlement sexuel a les mêmes conséquences que le harcèlement moral : stress post-traumatique, troubles psychiques, dégoût de soi, atteinte à la féminité…

Il faut :

Briser le silence afin de sortir de sa position de victime, de retrouver sa dignité et le contrôle de sa vie, mais aussi rompre le cercle du harcèlement sexuel, pour éviter que d’autres personnes n’en soient victimes à leur tour.
Quels sont les impacts du harcèlement sexuel au travail ?

Une situation de harcèlement peut provoquer dans un premier temps des symptômes de stress : nervosité, irritabilité, anxiété, troubles du sommeil, brûlures d’estomac, hypertension artérielle, douleurs musculaires, hypervigilance ou hyperactivité, fatigue, consommation d’alcool ou de psychotropes (médicaments ou drogues) … Quand cette situation perdure, sans aucun soutien ou prise en compte, ces symptômes peuvent conduire au bout de quelques mois à l’apparition de troubles psychiques ou somatiques avérés, à la diminution de la satisfaction au travail, à du désinvestissement professionnel, de l’isolement, de la dégradation des relations avec les collègues, …

La qualité du travail peut ainsi directement s’en ressentir : le salarié a des difficultés à prendre des initiatives ou des décisions, à se concentrer sur son activité, ce qui peut augmenter le risque d’erreurs... Il arrive que la situation se dégrade au point de nécessiter un retrait ou un départ (déclaration d’inaptitude effectuée par le médecin du travail, licenciement, rupture conventionnelle, démission). La sphère familiale et sociale n’est pas épargnée (isolement, désinvestissement social, conflits familiaux…).

EFFETS

A court terme :
Sentiment d’épuisement et de fatigue chronique, baisse de l’estime de soi, sentiment de culpabilité et de honte pouvant évoluer vers une dépression.

À moyen terme :
Possible apparition d’une névrose traumatique : retour en boucle de scènes traumatisantes ou humiliantes, angoisse avec manifestations physiques, terreur à l’idée d’aller au travail, cauchemars, insomnie, troubles de la mémoire ou de l’attention, sentiment de culpabilité et de honte, position défensive de justification…

À plus long terme :
Éventuelles atteintes profondes de la personnalité : dépression grave, paranoïa, désorganisation psychosomatique, conduites addictives, tendances suicidaires pouvant aller jusqu’au suicide.

DE QUOI LA VICTIME A-T-ELLE BESOIN ?

  • D'être crue, écoutée avec bienveillance
  • D'être protégée, mise hors de danger
  • D'être comprise, de ne pas être jugée, d'être reconnue comme victime, que les faits soient dénoncés
  • Que sa souffrance soit prise en compte, que ses troubles psychotraumatiques soient dépistés
  • D'être soutenue, accompagnée, revalorisée
  • D'être prise en charge, traitée, orientée vers des professionnels spécialisés
  • D'avoir des informations claires sur les mécanismes psychotraumatiques, de savoir que ses symptômes sont des réactions habituelles et logiques

Tout cela par l’intermédiaire des entretiens individuels avec un psychologue ou par une participation à des groupes de paroles.